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La quantité d’œufs pondus par les femelles à chaque cycle de reproduction (ou fécondité) est un enjeu important que ce soit pour la gestion des populations sauvages de poissons ou en tant que levier d’amélioration de la compétitivité des élevages aquacoles. Ce projet vise à comprendre la dynamique du processus d’ovogenèse au sein de l’ovaire qui conduit à la formation des gamètes et à la production des œufs par les femelles. Cette dynamique cellulaire peut être extrêmement variable (en termes de taux et de fréquence de recrutement, ou de croissance des ovocytes) que ce soit entre les différentes espèces de poissons qui présentent des fécondités très variables, ou au sein d’une même espèce en fonction des conditions environnementales. A ce jour, les modalités précises de ces dynamiques et les mécanismes qui les gouvernent, restent peu connus.

Dans ce projet, nous nous intéressons en particulier au rôle de petits ARN non codants (les miARN) qui sont des régulateurs fins de l’expression des gènes et qui sont impliqués dans le contrôle de nombreux processus biologiques. Chez le médaka, un poisson modèle d’aquarium à cycle de reproduction court, nous avons récemment identifié 2 miARN ovariens, dont le miR-202 pour lequel nous avons montré un rôle clé pour le succès reproducteur des femelles et notamment la fécondité . L’objectif du projet DynaMO est de comprendre précisément non seulement la dynamique globale de l’ovogenèse au cours de la vie du poisson (juvénile et adulte) mais aussi le rôle de ces 2 miARNs. Notre ambition est ici de fournir une vision précise de ce processus intégrant la dynamique cellulaire et ses régulations par les miRNAs. Nous associerons une approche descriptive du contenu ovocytaire par imagerie 3D2 (cf. Figure), une approche fonctionnelle (grâce aux techniques d’édition du génome CRISPR/Cas9) et une approche de modélisation mathématique.