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Présentation de l'organisme d'accueil

Le Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP) est un organisme scientifique et technique.

Il est chargé de missions dans les domaines suivants :
- expertise et prévention des risques technologiques et domestiques,
- concours à la sécurité des personnes et des biens,
- évaluation de l'impact de l'activité urbaine et industrielle sur l'environnement.

Le LCPP est constitué de :

  • trois permanences opérationnelles 24h/24 et 7 jours/7, à Paris et sur la petite couronne :

  • la Permanence de Sécurité des Explosifs (ou Déminage)

  • la Permanence Générale (PG), chargée des investigations techniques suite à des incendies ou des explosions
  • l'Astreinte Chimique (AC), chargée d'assurer la mise en place d'une unité mobile d'analyses chimiques

  • trois pôles scientifiques et techniques ayant des missions de conseil, assistance et formation :

  • le pôle Explosifs, Interventions et risques Chimiques (EIC), chargé de la recherche de traces de substances inflammables ou explosives sur des résidus d'incendies ou des débris d'explosions, de l'analyse d'explosifs, de produits inflammables ou de substances inconnues.

  • le pôle Mesures Physiques et sciences de l'Incendie (MPI), chargé d'essais, d'examens, de mesures, d'études ou d'enquêtes dans les domaines de l'incendie, l'électricité, ainsi que de mesures physiques sur site et d'examens de conformité d'installations techniques dans des bâtiments et infrastructures recevant du public ou des immeubles de grande hauteur.
  • le pôle Environnement (ENV), chargé d'analyses, de mesures, d'études et d'enquêtes relatives à la qualité des eaux, de l'air intérieur, ambiant ou des lieux de travail, à la pollution des sols et aussi à la suite d'intoxication au monoxyde de carbone, avérées ou suspectées.

Description du stage

Le Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP) met en place un projet qui porte sur l'impact sanitaire et environnemental de dispersion de polluants dans l'atmosphère lors d'un incendie de grande ampleur. L'objectif est de mettre en place des outils opérationnels permettant de prendre en compte le risque lié à la toxicité des fumées d'incendie pour la population et l'environnement. Cette problématique est un enjeu pour les équipes spécialisées en Risques Chimiques (RCH) et une étude (Mémoire de formations spécialisées RCH4, ENSOSP 2016) souligne le manque de doctrine opérationnelle permettant d'orienter les prélèvements dans l'air environnant afin de caractériser les fumées d'incendie et de réaliser des périmètres de sécurité. En effet, en cas d'incendie de grande ampleur, les quantités importantes de composés gazeux et particulaires émises dans l'atmosphère peuvent provoquer une pollution locale de l'environnement. L'estimation des zones impactées par le panache de fumées et l'évaluation des conséquences sanitaires et environnementales des retombées de substances polluantes sont complexes, la source étant par définition mal caractérisée.
L'objectif de ce stage est de modéliser la dispersion d'un panache de fumées en situation opérationnelle (temps de calcul court) via l'utilisation du modèle Plume-in-grid de la plateforme de qualité de l'air POLYPHEMUS du CEREA. Dans ce cadre, le stagiaire devra mettre en place un traitement automatique pour récupérer les prévisions météorologiques et extraire les paramètres nécessaires à la simulation numérique sur le domaine de calcul. Le modèle choisi est un couplage entre un modèle gaussien et un modèle eulérien qui permet de simuler la dispersion du panache près de la source jusqu'à l'échelle urbaine. La modélisation de la propagation spatio-temporelle des polluants a pour but d'estimer en première approximation les niveaux de concentration et d'orienter le déploiement d'un nombre limité de dispositifs de mesure de polluants, traceurs des fumées de combustion (en particulier les particules PM1, PM2,5 et PM10). Par la suite, l'application du modèle associé à une approche par assimilation de données devra permettre d'obtenir une estimation plus fine des niveaux de concentration sur des points d'intérêts.
Des tests de validation seront établis par comparaison avec des données (concentrations, dépôts) issues d'incendies réels. Ce stage se fera en co-tutorat avec le Centre d'Enseignement et de Recherche en Environnement Atmophérique (CEREA) avec une possibilité de poursuite en thèse.